Chapitre 14: Les inégalités de richesse au niveau mondial,

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PLAN: Les inégalités de richesse au niveau mondial.

Les inégalités entre pays riches et pays pauvres.

  • L'évolution des inégalités.
  • La division entre pays riches et pays pauvres.

Le décollage économique des pays émergents.

  • Le rattrapage des pays développés.
  • L'ouverture des économies.
  • Les effets de la croissance sur les inégalités internes.

Enseignement et formation pédagogiques

SYNTHESE: Les inégalités de richesse au niveau mondial.

Les inégalités entre pays riches et pays pauvres.

L'évolution des inégalités.

La détermination des inégalités.
Les inégalités de richesse entre les habitants de notre planète résultent de deux composantes:
  • Les inégalités mondiales ou inégalités de richesse entre les pays, qui se mesurent par les écarts des revenus moyens de chaque pays. Le PIB par habitant est l'indicateur le plus utilisé pour apprécier les écarts de niveau de vie entre les pays;
  • Les inégalités internes, qui résultent du partage des richesses dans un même pays. Ces inégalités se traduisent par les écarts de revenus entre les différentes catégories de population d'un même pays. La population d'un pays est divisée en groupes de 5 %, 10 % ou 20 % selon le critère du revenu et l'on compare les groupes extrêmes (les plus pauvres et les plus riches) pour apprécier l'importance des inégalités.

Le calcul de l'inégalité mondiale prend en compte à la fois des inégalités entre pays et les inégalités internes.

Les principales évolutions.

L'observation de l'évolution du PIB par habitant entre 1980 et 2008 montre que certains pays émergents (la Chine, l'Inde) sont en train de combler une partie de leur retard économique par rapport aux pays les plus riches. Dans le même temps, les pays les plus pauvres, essentiellement africains, ont connu une croissance très faible de leur richesse par habitant.

Le rôle de la mondialisation

La mondialisation, en développant les échanges et les investissements, favorise la croissance économique. Celle-ci devient facteur de développement si elle se traduit par la création d'emplois et la production de richesses. Dans le cas contraire, elle creuse encore l'écart entre riches et pauvres.

De plus en plus, la croissance doit prendre en compte les trois piliers du développement durable: social, économique et environnemental.

Les objectifs du Millénaire pour le développement (OMD)
L'ONU a défini huit objectifs du Millénaire pour le développement, qui sont à atteindre en 2015 et répondent aux défis les plus importants du monde:
  • Réduire l'extrême pauvreté et la faim;
  • Assurer l'éducation primaire pour tous;
  • Promouvoir l'égalité des sexes et l'autonomisation des femmes;
  • Améliorer la santé maternelle;
  • Réduire la mortalité des enfants de moins de 5 ans;
  • Combattre le sida, le paludisme et d'autres maladies;
  • Assurer un environnement durable;
  • Mettre en place un partenariat mondial pour le développement.

Ils ne pourront être atteints que si tous les acteurs, pays pauvres comme pays riches, s'impliquent de manière active dans leur réalisation.

La division entre pays riches et pays pauvres.

Le mode de vie des pays riches.

Il semble difficile que tous les pays du monde puissent atteindre le niveau et le mode de vie occidental . La prospérité des pays développés s'est essentiellement construite sur l'inégalité entre les pays et sur la défense de leurs intérêts économiques. La mondialisation ne semble pas capable d'aboutir à un niveau de vie plus égalitaire pour les peuples du monde.
Au niveau interne, la croissance, si l'on prend l'exemple chinois, renforce les inégalités car elle ne s'accompagne pas d'une redistribution au profit des plus pauvres.

La pauvreté dans le monde

La Banque mondiale retient un seuil de pauvreté absolu à 2 dollars par jour. On évalue que 50 % de la population mondiale vivent avec moins de 2 dollars par jour, dont 1,2 milliard de personnes qui vivent dans une pauvreté extrême. L'ONU a défini une sous-catégorie au sein des pays en développement, qui regroupe les pays les plus pauvres: les pays les moins avancés (PMA). Ces pays appartiennent surtout aux continents africain et asiatique et sont au nombre de 50. Leur revenu national brut par habitant est inférieur à 900 dollars US. Ils sont très vulnérables économiquement.

Les principales conséquences de la pauvreté sur les populations de ces pays sont la malnutrition, une espérance de vie réduite et l'analphabétisme.

Les pays développés se sont engagés à aider prioritairement ces pays en leur accordant:
  • Une priorité dans l'allocation de leur aide publique au développement;
  • Une préférence dans l'accès à leurs marchés.

Le décollage économique des pays émergents.

Le rattrapage des pays développés.

La croissance des pays émergents.

Les économies des pays émergents et des pays en développement assurent plus de la moitié de la production mondiale. Ces pays devraient représenter près de 60 % du PIB mondial en 2030.
Ce recentrage du pouvoir économique correspond à un basculement du centre de gravité du monde, des états-Unis, première puissance mondiale, de l'Europe occidentale et du Japon vers les pays en voie de développement en général, et la Chine et l'Inde en particulier.

Les gains de productivité des pays émergents.

Les pays émergents combinent à la fois des gains de productivité importants et des salaires plus faibles que ceux des pays développés. Cette amélioration de la productivité provient des effets du progrès technique.
Les pays émergents tirent avantage de cette amélioration de la productivité de leur travail, qui favorise leurs exportations vers les pays développés, et les ménages des pays riches bénéficient d'importations moins coûteuses et améliorent ainsi leur pouvoir d'achat.

L'ouverture des économies.

Les pays émergents, à l'exemple de la Chine, engagent des réformes pour ouvrir et libéraliser leur économie autant en interne et que dans l'ouverture aux marchés mondiaux.

Les entreprises de pays émergents sont de plus en plus présentes dans la mondialisation financière, au travers d'investissements internationaux: prises de participation et acquisitions d'entreprises de pays développés.

Ce mouvement a été rendu possible par les rentrées financières des entreprises qui ont tiré parti, d'une part, de l'augmentation des cours des matières premières et du pétrole et, d'autre part, de la performance de leurs marchés boursiers jusqu'à la mi-2008.

Les effets de la croissance sur les inégalités internes.

La croissance soutenue de l'économie s'est accompagnée, dans certains pays, d'un accroissement des inégalités qui a conduit à des mouvements sociaux. La croissance peut s'accompagner d'un recul de la pauvreté absolue et d'une augmentation des inégalités.

Dans les pays à tradition égalitaire (les produits scandinaves, par exemple), la croissance et la mondialisation ne s'accompagnent pas d'une hausse des inégalités, alors que dans les pays de tradition inégalitaire (Brésil, Chili, Afrique du Sud), elles s'accompagnent d'une hausse des inégalités. Les riches deviennent plus riches, et les pauvres plus pauvres encore.

Enseignement et formation pédagogiques