Chapitre 2: Comment se crée et se mesure la richesse?

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PLAN: Comment se crée et se mesure la richesse?

Le rôle du capital et du travail dans la création de richesse:

  • Sous le terme général facteurs de production.
  • Les facteurs de production peuvent être substituables ou complémentaires.
  • Les différentes relations de complémentarité ou de substituabilité.

Le rôle de l'information et des savoirs dans la création de richesse:

  • L'entreprise qui souhaite demeurer concurrentielle.
  • Les entreprises doivent accorder une attention toute particulière aux savoirs.
  • La maîtrise de ces facteurs immatériels.

La mesure de la production:

  • Au niveau microéconomique.
  • Au niveau macroéconomique.

Les limites de la mesure de la production:

  • Le PIB est toutefois imparfait.
  • Le PIB n'évalue pas le bien-être des agents.

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SYNTHESE: Comment se crée et se mesure la richesse?

Le rôle du capital et du travail dans la création de richesse.

Sous le terme général facteurs de production.

Sous le terme général facteurs de production se cachent tous les éléments concourants directement ou non à la production. On distingue en général trois facteurs de base:

  • Il y a tout d'abord le travail qui est constitué de l'ensemble des activités humaines, manuelles ou intellectuelles, visant à produire des biens et/ou des services.
  • Il y a ensuite le capital qui peut être défini, de manière très générale, comme un stock d'actifs permettant de produire des revenus monétaires ou des biens et/ou des services visant à être vendus. Le capital peut se déprécier (usure, obsolescence.) et il convient donc de le préserver, de l'entretenir voire de le faire croître. Toute dépense visant à maintenir ou à accroître le stock de capital se nomme l'investissement.
  • Il y a enfin les ressources naturelles composées essentiellement des matières premières, brutes ou transformées, utilisées dans le processus productif.

Les facteurs de production peuvent être substituables ou complémentaires.

Les facteurs de production peuvent être, suivant les cas, substituables ou complémentaires. Parfois, toute quantité de travail supplémentaire implique simultanément l'achat d'une quantité de capital, et réciproquement. Pour simplifier, l'emploi d'un peintre supplémentaire nécessite l'achat de pinceaux en plus, et l'achat d'un avion de ligne implique l'emploi de pilotes additionnels. Dans certains cas, les facteurs sont donc complémentaires, l'emploi de l'un impliquant l'emploi de l'autre. Parfois, en revanche, l'emploi d'une quantité de capital supplémentaire peut supprimer l'usage d'une certaine quantité de travail, et vice versa. Un distributeur de billets rend inutile l'emploi de certaines personnes au guichet d'une banque, un robot effectuant la peinture de carrosseries de voitures est redondant avec l'emploi de peintres spécialisés. Ici, l'entrepreneur doit choisir entre le capital et le travail, notamment en fonction des coûts relatifs de chacun de ces facteurs, car, pour une production donnée, ils sont substituables. On parle de substitution capital-travail. Notons que cette substitution n'est pas neutre puisque des emplois plus ou moins qualifiés peuvent être ainsi créés ou détruits.

Les différentes relations de complémentarité ou de substituabilité.

Ces différentes relations de complémentarité ou de substituabilité entre les facteurs font que pour produire une certaine quantité de bien il existe plusieurs combinaisons capital-travail possibles. L'entrepreneur doit ainsi effectuer les arbitrages adéquats afin d'éviter tout gaspillage coûteux pour l'organisation. Il devra définir la quantité de travail qu'il emploie, la quantité de capital qu'il achète et ainsi choisir la meilleure des combinaisons techniques pour sa production, c'est-à-dire celle qui, pour un certain niveau de production, est la moins coûteuse.

Le rôle de l'information et des savoirs dans la création de richesse.

L'entreprise qui souhaite demeurer concurrentielle.

L'entreprise qui souhaite demeurer concurrentielle doit maîtriser nombre de données informationnelles importantes: évolutions technologiques, évolutions des besoins des clients, évolutions de l'offre des concurrents. De plus en plus abondante, de plus en plus accessible, l'information est donc devenue un élément clef de la compétitivité des entreprises, qu'il convient de maîtriser.

Les entreprises doivent accorder une attention toute particulière aux savoirs.

Les entreprises doivent aussi accorder une attention toute particulière aux savoirs dont leurs employés disposent, à leur capital humain. Le capital humain peut se définir comme l'ensemble du savoir, du savoir-faire et des aptitudes que possède un agent. Comme tout capital, le capital humain peut diminuer, se maintenir ou augmenter suivant que les agents l'entretiennent ou non, suivant qu'ils investissent (formation, observation.) ou qu'ils le laissent se déprécier.

La maîtrise de ces facteurs immatériels.

La maîtrise de ces facteurs immatériels que sont l'information et les savoirs doit notamment permettre à l'entreprise de réaliser des gains de productivité, c'est-à-dire d'utiliser moins de facteurs de production pour une même quantité produite ou encore d'augmenter la production pour une même quantité de facteurs utilisés.

La mesure de la production.

Au niveau microéconomique.

Au niveau microéconomique, en combinant travail, capital et ressources naturelles, l'entreprise crée des produits qu'elle arrive à vendre plus cher que le coût d'achat des consommations intermédiaires nécessaires à la réalisation du produit. Le travail incorporé, le savoir-faire et la technologie du produit réalisé permettent donc de dégager une richesse supplémentaire. Cette différence entre le chiffre d'affaires engrangé et la somme des consommations intermédiaires achetées se nomme la valeur ajoutée; elle constitue la principale mesure de la richesse créée par l'entreprise.

Au niveau macroéconomique.

Au niveau macroéconomique, la somme des valeurs ajoutées réalisées par les entreprises présentes sur un territoire donné se nomme Produit intérieur brut (PIB). Cet agrégat mesure la richesse dégagée par un pays au cours d'une année donnée et constitue un indicateur important de l'activité économique de la nation. Par ailleurs, il permet d'effectuer des comparaisons entre les pays et de comparer leur développement.

Les limites de la mesure de la production.

Le PIB est toutefois imparfait.

Le PIB est toutefois imparfait. Tout d'abord, il ne prend pas en compte certaines activités comme le travail domestique, le bénévolat ou le travail clandestin: non évaluées par le marché, ces activités ne créent pas de valeur ajoutée et ne sont dont pas comptabilisées. On omet ainsi un grand nombre d'activités économiques pourtant productives.

le PIB n'évalue pas le bien-être des agents.

Par ailleurs, le PIB n'évalue pas le bien-être des agents en omettant de retrancher les nuisances dont la production est à l'origine. Pire, il peut évaluer ces nuisances comme contribution positive.

Une usine polluante nouvellement créée augmentera le PIB du montant de sa valeur ajoutée mais ne le réduira pas du montant des maladies ou gênes qu'elle crée à court ou à moyen terme.

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