Chapitre 12: Comment la gestion d'une organisation contribue-t-elle à la création de différentes formes de valeur?

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PLAN: Comment la gestion d'une organisation contribue-t-elle à la création de différentes formes de valeur?

La création de valeur sociale:

  • La valeur ajoutée.
  • Le partage de la valeur ajoutée.
  • Tensions et compromis autour de la valeur ajoutée.
  • La taxe sur la valeur ajoutée.

La création de valeur financière:

  • La valeur financière fondée sur le revenu.
  • La valeur financière fondée sur le patrimoine.
  • La valeur financière et l'information des tiers.

La valeur perçue:

  • La notoriété.
  • La qualité.
  • La satisfaction.
  • L'image de marque.

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SYNTHESE: Comment la gestion d'une organisation contribue-t-elle à la création de différentes formes de valeur?

L'organisation est un lieu de création de différentes formes de valeur qui répondent aux attentes des acteurs: les salariés et autres contributeurs pour la valeur sociale, les apporteurs de capitaux pour la valeur financière, les clients pour la valeur perçue.

La création de valeur sociale:

La valeur sociale d'une organisation se mesure par sa capacité à répartir la richesse qu'elle crée de manière équitable entre les différents acteurs qui interviennent dans sa réalisation.

La valeur ajoutée.

Le prix auquel une organisation vend ses produits (et éventuellement ses services) à ses clients se détermine à partir de ses consommations intermédiaires: matières premières et approvisionnements acquis auprès de tiers, qu'elle a transformés à l'aide de ses facteurs de production (machines de production, personnel, capitaux) pour parvenir au produit fini, mais aussi loyers, assurances, téléphone, énergie.

Ainsi, l'organisation a créé de la valeur puisque la valeur du produit fini est supérieure à celle des consommations intermédiaires.

La valeur ajoutée mesure la richesse créée par l'organisation, c'est-à-dire l'accroissement de valeur donnée par l'organisation aux biens et services en provenance de tiers en les transformant à l'aide de ses facteurs de production.

Une boulangerie a produit et vendu du pain pour 1 000 €. Pour fabriquer ce pain, elle a utilisé des consommations intermédiaires (farine, du sel, de l'électricité.) pour 300 €. Elle a donc créé 700 € de richesse, c'est-à-dire de valeur ajoutée.

Le partage de la valeur ajoutée.

La valeur ajoutée sert à financer le travail (salariés) et le capital (apports des propriétaires de l'organisation, emprunts auprès des banques), mais aussi les prélèvements de l'État (impôts) et les besoins de l'organisation pour le financement de sa croissance:

  • La rémunération du travail est la part attribuée au personnel de façon directe (salaires) ou indirecte (cotisations sociales).
  • La rémunération du facteur capital (capitaux apportés par les associés ou par les prêteurs) correspond à la part versée aux propriétaires de l'organisation sous forme de dividendes, et aux prêteurs (banques) sous forme d'intérêts.
  • La part attribuée à l'État est constituée par les impôts que lui verse l'organisation.
  • Le reste est attribué à l'organisation elle-même pour se financer (autofinancement).

Tensions et compromis autour de la valeur ajoutée.

Le partage de la valeur ajoutée pose la question de la juste répartition de la richesse créée entre travail et capital, qui doit permettre:

  • Aux apporteurs de capitaux (propriétaires de l'organisation, prêteurs) d'être suffisamment rémunérés pour être incités à investir.
  • Aux salariés de recevoir un revenu leur permettant d'accroître leur niveau de vie.

Les intérêts sont contradictoires et cette différence peut conduire au conflit social. Pour l'éviter, les acteurs de l'organisation doivent réaliser un accord entre leurs intérêts respectifs.

La taxe sur la valeur ajoutée.

La taxe sur la valeur ajoutée (TVA) est un impôt indirect calculé sur la valeur ajoutée créée par l'organisation. Cet impôt est à la charge du consommateur final qui achète à l'organisation des produits ou des services taxables. De ce fait, l'organisation collecte la TVA pour le compte de l'État, à qui elle devra la reverser.

La TVA collectée:

Lorsqu'une organisation vend des biens et/ou services, elle demande à son client de lui verser le prix de vente ainsi que le montant de la TVA calculée sur ce prix de vente.

La TVA est calculée à un taux qui peut être de 5,5 %, 7 % ou 20 % selon les produits.

Un produit est vendu au prix HT de 100 €. Au taux de 20 %, la TVA sera égale à 20 € et le prix de vente TTC sera égal à 120 €.

La TVA déductible:

Lorsqu'une organisation achète des biens ou des services, son fournisseur lui demande de lui verser le prix d'achat ainsi que le montant de la TVA calculée sur ce prix d'achat à un taux qui peut être de 5,5 %, 7 % ou 20 %.

La TVA sur ces consommations intermédiaires n'étant pas à la charge de l'organisation, elle constitue pour elle une créance sur l'État (TVA déductible = créance sur l'État).

Exemple. Une entreprise règle son fournisseur de matières premières par chèque bancaire pour un montant de 2 400 € TTC. Cette opération lui génère une TVA déductible de 392 € (2 000 € × 20 %).

La TVA à reverser:

Périodiquement (tous les mois, le plus souvent), l'organisation doit reverser à l'État la TVA collectée durant cette période (dette envers l'État) sous déduction de la TVA versée à ses fournisseurs (créance sur l'État).

Une entreprise a collecté 25 000 € de TVA sur ses ventes du mois. Si, dans le même temps, sa TVA déductible sur ses achats de biens et de services s'élève à 22 300 €, alors la TVA à reverser à l'État sera de 2 700 € (25 000 – 22 300). Si la TVA déductible est supérieure à la TVA collectée, l'organisation pourra alors obtenir le remboursement du crédit de TVA correspondant.

Une organisation a collecté 20 000 € de TVA durant le mois de mars. Durant la même période, sa TVA déductible s'est élevée à 25 000 €. Elle dispose donc d'un crédit de TVA égal à 5 000 €, qui lui sera remboursé par l'État.

La création de valeur financière:

La valeur financière d'une organisation correspond à la mesure du résultat de sa performance financière à un moment donné. Elle traduit l'état financier de l'organisation. Elle peut être définie à partir de la capacité de l'organisation à produire des revenus (compte de résultat) ou à partir de la valeur de son patrimoine (bilan).

La valeur financière fondée sur le revenu.

Le résultat exprime la capacité de l'organisation à produire des revenus pour ses propriétaires, donc sa valeur financière sur ce plan.

La valeur financière fondée sur le patrimoine.

Le patrimoine de l'organisation est constitué d'actifs et de passifs.

L'actif net exprime la valeur nette du patrimoine de l'organisation, donc sa valeur financière sur ce plan.

La valeur financière et l'information des tiers.

L'organisation doit publier chaque année les comptes annuels (bilan et compte de résultat). Cette information est destinée, notamment, aux apporteurs de capitaux (propriétaires de l'entreprise, prêteurs), à l'État ainsi qu'aux salariés de l'entreprise.

La valeur perçue:

Toute entreprise cherche à produire de la valeur qui réponde aux attentes des clients et qui soit perçue par eux. La valeur perçue varie selon les clients.

Les éléments fondateurs de la valeur perçue par les clients sont la notoriété, la qualité, la satisfaction, l'image de marque, qui sont unis par un lien de dépendance très fort.

La valeur perçue est un concept polymorphe. À ce jour, aucune définition de la valeur perçue ne fait réellement l'unanimité au sein de la communauté de chercheurs.

L'approche par la valeur d'usage, qui repose sur les opinions, les jugements, les perceptions des consommateurs, est fondamentale pour appréhender la valeur perçue.

La notoriété.

La notoriété de la marque traduit la capacité des individus à citer la marque de manière soit spontanée, soit assistée. Deux indicateurs mesurent la notoriété:

  • Le taux de notoriété spontanée indique le pourcentage de personnes qui citent la marque lorsqu'on énonce une catégorie de produits;
  • Le taux de notoriété assistée indique le pourcentage de personnes qui déclarent connaître la marque dans une liste proposée.

Plus le taux de notoriété s'approche de 100 %, plus la marque est connue de tous.

La notoriété spontanée de la marque Quimberlech est de 97 % dans les départements bretons et de 49 % en Île-de-France.

La qualité.

Selon l'AFNOR (Association française pour la normalisation), la qualité est l'ensemble des caractéristiques d'un bien ou d'un service, qui lui confèrent l'aptitude à satisfaire des besoins, exprimés ou implicites.

La qualité intègre une dimension objective conforme à des standards mesurables techniquement, et une dimension subjective liée aux attentes des clients. Dans cette optique, la qualité est définie en tenant compte des besoins et doit être vérifiée à travers la satisfaction du client. On parle de qualité perçue. La qualité perçue est déterminante pour la création de valeur.

La réputation de bonne qualité des marques des constructeurs automobiles allemands.

La qualité de l'entreprise se détermine dans celle des biens ou des services qu'elle produit.

Les critères qui définissent la qualité sont spécifiques à l'activité de l'entreprise.

Par exemple, pour les sites de vente en ligne, les études montrent que la qualité perçue par les clients dépend de la facilité d'utilisation du site, de la richesse de l'information fournie, de la fiabilité du service après-vente, de la rapidité de la livraison, de la confidentialité des données personnelles, de la sécurité des paiements.

Pour connaître le niveau général de satisfaction et suivre son évolution dans le temps, les entreprises effectuent des enquêtes régulières auprès d'un échantillon représentatif de la clientèle. L'analyse des indicateurs mesurés dans les baromètres de satisfaction permet aux responsables de prendre des décisions.

Le but est d'améliorer le niveau de satisfaction pour atteindre l'objectif d'un taux de 100 % de satisfaction.

La satisfaction.

La satisfaction peut être définie comme un état psychologique résultant d'une expérience d'achat et/ou de consommation. Le client juge qu'il est satisfait si la qualité correspond à ses attentes. Dans le cas contraire, il est déçu. La qualité perçue par le client influence la satisfaction.

Le taux de satisfaction des clients de la marque Quimberlech est de 94 %.

L'image de marque.

L'image de marque est définie comme l'ensemble des perceptions et des croyances des clients à propos d'une marque. Elle correspond à la manière dont la marque est perçue par les clients. Elle traduit l'expression des sentiments, des opinions des clients à l'égard de la marque.

Le client repère, sélectionne, interprète un certain nombre d'informations externes pour construire sa propre image de la marque.

Les consommateurs de la marque Quimberlech expriment leur attachement pour la marque, évoquent la qualité et l'authenticité des produits, l'engagement citoyen de la marque.

Un client satisfait a une image positive vis-à-vis de la marque. L'image de marque est un facteur essentiel de la valeur perçue.

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