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Chapitre 6: Quelles sont les caractéristiques des échanges internationaux?

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PLAN: Quelles sont les caractéristiques des échanges internationaux?

Une économie ouverte sur l'extérieur: le cas de la France

  • La mesure de l'ouverture d'une économie sur l'extérieur.
  • La structure des échanges de la France par pays.
  • La structure des échanges de la France par produits.

Les échanges mondiaux de biens et de services

La place des firmes multinationales dans le commerce mondial

SYNTHESE: Quelles sont les caractéristiques des échanges internationaux?

Une économie ouverte sur l'extérieur: le cas de la France

La mesure de l'ouverture d'une économie sur l'extérieur

L'ouverture d'une économie sur l'extérieur est mesurée par le taux d'ouverture: [(X + M) / 2] / PIB, avec X les exportations et M les importations.

Ce taux dépend de la taille du pays: il s'élève à près de 25 % pour un pays comme la France, contre 12,5 % pour les États-Unis et le Japon.

Les transactions courantes concernent:
  • Les échanges de biens et de services;
  • Les échanges de revenus qui correspondent aux rémunérations des facteurs de production nationaux (travail et capital) ayant servi à l'étranger;
  • Les transferts courants qui s'apparentent à des flux monétaires sans contrepartie (comme les envois de fonds des travailleurs immigrés vers leurs pays d'origine).

Pour la France, on constate que les revenus et les services agissent positivement sur le solde des transactions courantes, alors que les biens et les transferts courants agissent de manière négative.

La structure des échanges de la France par pays

La France commerce principalement avec des pays proches géographiquement et en termes de niveau de développement, c'est-à-dire surtout avec des pays développés, et relativement peu avec les pays en développement.

Près de 80 % de ses échanges extérieurs sont réalisés avec des pays européens, qu'ils soient ou non membres de l'Union européenne. Cela s'explique en partie par le démantèlement des barrières douanières entre les pays de l'Union européenne depuis le traité de Rome de 1957. Aussi, on peut dire que les économies de l'Union européenne sont interdépendantes, en ce sens qu'elles se transmettent mutuellement les fluctuations de leur activité économique par le biais de leurs échanges commerciaux.

La structure des échanges de la France par produits

Les échanges extérieurs de marchandises de la France portent surtout, dans l'ordre, sur les produits des industries des biens intermédiaires, des biens d'équipement, de l'automobile et des biens de consommation.

Le solde des échanges de marchandises subit l'influence négative du solde des échanges des produits énergétiques et, dans une moindre mesure, de celui des biens intermédiaires, et des biens d'équipement. Il bénéficie, en revanche, du solde positif des échanges de produits issus des industries agroalimentaires (IAA) ainsi que des matériels de transport (année 2011). Depuis quelques années, le solde des transactions courantes français est négatif.

Les échanges mondiaux de biens et de services

Le premier constat concernant le commerce mondial est que les échanges mondiaux de marchandises ont toujours progressé plus vite que le PIB mondial. Même en 2009, la progression (négative) des échanges mondiaux est supérieure à la progression (négative) du PIB mondial. On peut alors dire que les échanges, qui constituent un élément de la demande qui s'adresse aux entreprises, avec la consommation, l'investissement et les dépenses publiques, tirent la croissance.

En 2011, ils représentaient un total de 18 217 milliards de dollars pour les marchandises et 4 149 milliards pour les services.

Le deuxième constat à faire est celui d'un commerce mondial multipolaire. Certes, trois pôles concentrent entre eux près de 70 % du commerce mondial de marchandises: l'Europe, l'Amérique du Nord et l'Asie (on fait ici abstraction des relations commerciales que les pays de ces trois zones entretiennent avec le reste du monde). Toutefois, en Asie plus particulièrement, les parts du commerce mondial sont redistribuées entre les pays.

C'est là le troisième constat, à savoir que la part des pays développés à économie de marché, dits aussi pays riches, s'amenuise dans le temps au profit des pays qualifiés d'émergents. C'est ainsi que la part de la Chine est passée de 1 % du commerce mondial en 1973 à 10,7 % aujourd'hui. En même temps, la part de l'Europe est passée de 50,9 à 37,1 %, et celle des États-Unis de 12,3 à 8,3 %. Toutefois, la part de ces pays émergents, si elle augmente, demeure encore faible.

La place des firmes multinationales dans le commerce mondial

Les firmes multinationales (FMN) sont des entreprises, le plus souvent de grande taille, qui, à partir d'une base nationale (la société mère), implante une ou plusieurs unités de production à l'étranger (les filiales) en fonction d'une stratégie conçue par la société mère. Celle-ci recherche:

  • De nouveaux marchés pour écouler ses produits;
  • Des coûts de facteur de production (travail, capital/technologie et terre) plus faibles;
  • A atteindre une taille suffisante pour affronter la concurrence internationale.

Aussi, on observe que les FMN décomposent leurs processus productifs à l'échelle internationale: la totalité des opérations à effectuer est répartie dans le monde en fonction des avantages respectifs des pays d'accueil. Chaque sous-ensemble est alors réalisé en un endroit unique, ce qui permet de bénéficier d'économies d'échelle (baisse du coût unitaire avec l'augmentation des quantités produites).

La division internationale des processus productifs n'est donc rentable que si la baisse des coûts de production l'emporte sur les frais d'acheminement des sous-ensembles d'un point à l'autre de la planète (les flux internes à une unité de production sont remplacés par des flux internationaux entre unités de production).

La conséquence d'une telle organisation internationale de la production des firmes est l'apparition d'un commerce fermé ou commerce intra-firme. En effet, les flux de biens intermédiaires et de pièces détachées constituent la part la plus dynamique du commerce mondial, dans la mesure où un même bien est amené à passer plusieurs fois les frontières, ce qui gonfle les statistiques du commerce mondial. Le commerce intra-firme est ainsi évalué, à l'échelle mondiale, à hauteur de 33 % du commerce mondial de marchandises.

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