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La communication cellulaire

PLAN: La communication cellulaire

I. Principes de la communication cellulaire

  1. Transmission synaptique.
  2. Transmission par voie endocrine.
  3. Transmission par voie locale.

II. Les acteurs de la communication

  1. Les molécules informatives.
  2. Les récepteurs.
  3. Les protéines adaptatrices.
  4. Les seconds messagers.
  5. Les kinases.

I. Principes de la communication cellulaire

Notre organisme est pluricellulaire avec une organisation hiérarchisée par ordre de complexité croissante. Les cellules vont former un tissu, un ensemble de tissus va former un organe et un ensemble d’organes va former un appareil.
Il existe environ 200 types cellulaires avec une activité très spécialisées, spécialisation nécessaire pour avoir des échanges de signaux en permanence.
Pour que cette communication cellulaire ait lieu, il faut qu’un signal puisse être produit puis émis, que ce signal soit transmis puis reçu et interprété (amplifié) par la cellule cible.

Le signal est émis entre 2 cellules

Cette communication cellulaire permet de coordonner les réponses cellulaires appropriées aux variations survenant dans le milieu intérieur et dans l’environnement de la cellule (donc en fonction des signaux externes et internes) dans le but d’assurer le développement de l’organisme qui remplit deux fonctions principales.

La communication cellulaire nécessite au moins deux types de molécules.

Ces 2 molécules vont devoir entrer en contact et se reconnaître. Cette reconnaissance est associée à 2 notions de reconnaissance.

Les caractéristiques de la liaison ligand-récepteur. On distingue 3 types de communication cellulaire à messager chimique extracellulaire.

La différence entre ces 3 types de communication cellulaire est la distance entre la cellule émettrice et la cellule-cible, cette distance pouvant être plus ou moins grande.

1. Transmission synaptique (voie nerveuse)

Dans cette transmission, il n’y a pas de contact direct entre les 2 cellules qui doivent communiquer. La particularité existe dans le fait que la cellule émettrice est un neurone et que celui va pouvoir émettre un prolongement, l’axone qui va lui permettre de se rapprocher de la cellule réceptrice (neurone, cellule musculaire, cellule sécrétrice).
De par ce prolongement, il ne va exister qu’une très faible distance entre les 2 molécules et cet espace entre les deux est appelées synapse. Dans cette synapse va être déversée la molécule informative qui est alors appelée neurotransmetteur. Ce neurotransmetteur va pouvoir être rapidement reconduit par les récepteurs à la surface de la cellule réceptrice.

La fente synaptique est de l’ordre de 20 nm ce qui va permettre une grande vitesse de propagation car la molécule aura une très faible distance à parcourir ce qui fait que la communication par voie nerveuse est très rapide (100 m.s-1).

2. La transmission endocrine (voie humorale)

Cette transmission est caractérisée par le fait que la molécule informative peut être plus ou moins éloignée car cette communication a recours à la circulation sanguine. Il n’y a donc pas de contact direct.

Les molécules informatives sont appelées hormones circulantes. Elles sont sécrétées par des glandes endocrines et agissent à distance sur divers tissus cibles. Cela explique que cette voie de communication est assez lente: il va falloir quelques minutes pour obtenir une réponse cellulaire.
La transmission endocrinienne est un système de communication largement utilisé dans notre organisme et notre organisme a mis en place un système de régulation par rétrocontrôle: lorsqu’il existe 2 entités variables [X] et [Y] et lorsque la variation de [Y] dépend de la variation de [X], si [Y] qui est le produit final de la chaîne de réactions, peut influencer de façon négative la production de [X], on parle de rétrocontrôle négatif.

A l’inverse, il existe un rétrocontrôle positif lorsque [Y] va influencer de façon positive la production de [X].
Souvent [Y] peut dépendre d’une chaîne d’événements et [Y] par rétrocontrôle, pourra influencer un ou plusieurs des maillons de cette chaine sans agir directement sur [X].

Exemple de rétrocontrôle négatif

Dans les cellules α des îlots de Langerhans du pancréas, le glucagon (hormone hyper-glycémiante) est sécrété en cas de diminution de la concentration circulante de glucose et induit l’activation de la voie métabolique de production du glucose dans les cellules cibles (foie, cellules musculaires.) qui présentent des récepteurs cibles au glucagon.
Cela va permettre de maintenir l’homéostasie du glucagon et l’augmentation de glucose dans la circulation sanguine va par rétrocontrôle négatif limiter la production de glucagon.

3. Transmission par voie locale: paracrine, autocrine, protéine d’adhérence (système immunitaire) ou par jonctions communicantes (connexons)

Lorsque les cellules sont de même type, on parle de transmission autocrine.
Lorsque les cellules sont de types différents, on parle de transmission paracrine.
Dans ce type de transmission, les cellules sont voisines (100 μm), et les molécules informatives sont appelées médiateurs locaux. Ces derniers peuvent être de nature variable: les cytokines dans les réactions inflammatoires, les facteurs de croissance, l’histamine, les prostaglandines. Ce sont des molécules qui ont la particularité d’agir à proximité de leur site de production.

La transmission par voie autocrine: la molécule informative va être produite par une cellule proche de la cellule avec laquelle elle doit communiquer. Cette communication est caractérisée par le fait que ces 2 cellules sont de même type cellulaire. Dans certains cas, la molécule informative peut être reconnue par la cellule émettrice elle-même.

La transmission par voie paracrine caractérisée par le fait que les cellules sont proches mais de types différents.

Autre type de transmission par voie locale: Jonctions communicantes

Lorsqu’il n’y a pas de passage dans le milieu extracellulaire, on parle de jonctions communicantes (gap junctions). Dans ce cas, les cellules qui communiquent sont très proches et vont mettre en contact une portion de leur membrane plasmique.
Ce rapprochement est possible par la présence de protéines transmembranaires spécifiques, les connexines. 6 connexines forment un connexon. Le connexon produit par la cellule émettrice et le connexon produit par la cellule réceptrice vont se mettre en contact pour former un canal qui permet le passage de la molécule informative directement du cytoplasme d’une cellule à l’autre (mise en contact de 2 connexons: du récepteur et de l’émetteur).

Autre type de transmission par voie locale, toujours sans passage dans le milieu extracellulaire

La molécule informative est exprimée dans la membrane plasmatique de la cellule émettrice: la protéine d’adhérence (molécule informative) est liée à la cellule émettrice et va pouvoir être reconnue lorsque la cellule émettrice et la cellule réceptrice sont très proches. C’est un moyen de communication largement utilisé dans le système immunitaire.

Exemple du système immunitaire

La molécule informative est une protéine membranaire appelée FasL (FasLigand) qui va pouvoir être reconnue par la cellule cible grâce à une molécule réceptrice à la membrane plasmique de la cellule cible, la protéine cible Fas. Cette liaison entre les 2 molécules va déclencher une cascade d’évènements intracellulaires qui va impliquer des protéines particulières, les caspases, à l’origine de la destruction d’un grand nombre de molécules dans le domaine intracellulaire. Ceci aboutit à une mort cellulaire programmée ou apoptose de type 1.

PRINCIPE GENERAL

D’une manière générale, lorsque le ligand est reconnu par la cellule cible via le récepteur, cela va enclencher une modification spatiale du récepteur à l’origine d’une série d’événements intracellulaires qui vont impliquer différents acteurs (dans certains cas seront impliquées des protéines adaptatrices) et il y aura production de seconds messagers qui vont être à l’origine de l’activation de protéines (des protéines kinases) elles-mêmes à l’origine de l’activation des protéines cibles responsable de la réponse physiologique.

Cette cascade d’événements va permettre l’amplification du signal car une petite quantité de ligand produit va être capable d’enclencher une réponse cellulaire grâce à l’implication successive de différentes molécules. Ce mécanisme est à l’origine de la régulation coordonnée de processus physiologiques multiples de notre organisme.

II. Les acteurs de la communication

1. Les molécules informatives

Ce sont des substances chimiques qui permettent la transmission de messages entre les cellules d’un même tissu ou de tissus différents.

Ils peuvent être séparés entre 3 catégories

  1. Les médiateurs à action locale.
  2. Les neurotransmetteurs.
  3. Les substances déversées dans la circulation sanguine.

Les hormones appartiennent à la troisième catégorie: elles sont synthétisées et sécrétées dans le sang par des glandes endocrines (≠ exocrines).
Ces substances sont de nature très variées: photon pour la rétine, peptides, acides aminés, molécules olfactives.

Elles sont classées selon un critère physique

LES MOLECULES HYDROSOLUBLES

Ce sont des acides aminés ou issus de la transformation d'un acide aminé.

Ainsi se finit l’histoire de la glue pour la petite Aline qui goba le mensonge.

LES MOLECULES LIPOSOLUBLES

memo-technique: Je glande vu que la stéréo des trombones ne m’attire pas.

La différence entre les deux types de molécules apparait lorsqu’elles sont déversées dans la circulation sanguine: les molécules hydrosolubles vont se déplacer librement alors que les molécules liposolubles vont nécessiter la prise en charge par des protéines transporteuses dans le sang.

2. Les récepteurs

La plupart des molécules informatives sont hydrophiles, restent externes à la cellule, se lient sur des récepteurs membranaires.
Certaines sont hydrophobes et vont donc pénétrer dans la cellule pour se fixer à un récepteur intracellulaire cytosolique ou nucléaire.

A) LES RECEPTEURS NUCLEAIRES: molécules hydrophobes

Ce sont des protéines présentes à l’intérieur des cellules-cibles. Elles seront capables de reconnaître le ligand lorsque celui-ci aura diffusé au travers de la membrane plasmique.
A partir de cette reconnaissance par le récepteur nucléaire, il va y avoir un enclenchement d’une cascade d’événements permettant la transduction du message.

Pour les récepteurs nucléaires, 2 cas se présentent.

Lorsque le récepteur est localisé dans le noyau des cellules-cibles: après diffusion du ligand jusqu’au noyau, le ligand est reconnu par son récepteur spécifique entraînant un changement de conformation du récepteur qui va démasquer des séquences particulières au sein de sa structure ce qui va lui permettre de reconnaître des séquences d’ADN présentes dans les sites de régulation de la transcription de gènes appelées les promoteurs comportant des éléments de réponses.
Lorsque le récepteur a reconnu son ligand, il est capable de se fixer à des séquences régulatrices appelées éléments de réponse (RE pour « response élément ») présents au sein des promoteurs des gènes cibles pour enclencher la transcription de ces gènes.

Lorsque le récepteur est présent dans le cytoplasme de la cellule-cible: il va y avoir une étape supplémentaire lorsque le ligand se fixe au récepteur.
Celui-ci change de conformation et devient capable de traverser la membrane nucléaire. Il va lui aussi se fixer à des éléments de réponse.

D’une manière générale, les récepteurs nucléaires sont impliqués dans plusieurs processus.

B) LES RECEPTEURS MEMBRANAIRES

Ces récepteurs présents dans la membrane plasmique vont être responsables de la reconnaissance des molécules informatives hydrophiles (ou hydrosolubles).

La reconnaissance ligand-récepteur va enclencher un réarrangement du récepteur qui va être le point de départ de la transduction du signal c'est-à-dire de toutes les étapes qui vont avoir lieu à l’intérieur de la cellule pour enclencher la réponse cellulaire. Cette transduction du signal est liée à un changement de conformation du récepteur.

La liaison du ligand sur son récepteur peut enclencher différents évènements cellulaires.

Il existe 3 grandes classes de récepteurs membranaires

  1. Récepteurs canaux ioniques.
  2. Récepteurs enzymes.
  3. Récepteurs couplés à des effecteurs distincts (protéines G)
1) RECEPTEURS MEMBRANAIRES CANAUX IONIQUES: acétylcholine et GABA

Ce sont des protéines multimériques avec un domaine transmembranaire hydrophobe et un canal hydrophile (passage d’ions).

Ils assurent deux fonctions

Le canal existe sous deux modes: ouvert et fermé. Cette ouverture et fermeture vont être contrôlées par la fixation du ligand sur les récepteurs canaux ioniques. (Bonnet: ouvert/fermé/inactivé)
De part et d’autre de la membrane plasmique, il existe une répartition inégale des ions positifs et des ions négatifs à l’origine du potentiel de repos et ce potentiel de repos va être contrarié par le passage d’ions positifs ou d’ions négatifs de l’extérieur vers l’intérieur de la cellule.
La fixation du ligand sur le récepteur canal ionique peut entraîner l’ouverture du canal permettant le passage d’ions.

S’il s’agit d’une entrée d’ions positifs (les cations), on parle de dépolarisation membranaire.
S’il s’agit du passage d’ions négatifs (les anions), cela va permettre soit la repolarisation, soit une hyperpolarisation de la membrane.
D’une manière générale, on dit que les cations sont excitateurs et que les anions sont inhibiteurs.

Exemple: le récepteur nicotinique de l’acétylcholine (canal ionique) qui est constitué de 5 sous-unités protéiques chez l’adulte (2a, 1b, 1d, 1g). d= gamma et g = delta Chaque sous-unité contient: - 1 domaine amino-terminal extra-cellulaire - 4 segments transmembranaires (M1 à M4) - la boucle localisée entre M3 et M4 constitue le domaine intracellulaire, de taille variable. Ces récepteurs se situent au niveau des plaques motrices des jonctions neuromusculaires donc ils se situent au niveau de la cellule musculaire, la cellule émettrice étant le neurone. Ce neurone contient des vésicules d’acétylcholine qui s’ouvrent grâce à un influx nerveux libérant le ligand qui va entraîner l’ouverture du canal qui réalise un transport non sélectif laissant passer des ions positifs Na+, Ca2+, ou K+ et l’entrée de Na+ va notamment créer une dépolarisation à l’origine de la contraction musculaire. Il existe des molécules pharmacologiques capables d’agir sur ce récepteur de façon spécifique: - la nicotine (agoniste) - le curare (antagoniste) Autre exemple de canal ionique: le récepteur nicotinique du GABA (GABA-A) au niveau du système nerveux central. Le GABA qui est contenu dans les vésicules du neurone présynaptique et qui va se fixer à un récepteur canal ionique permettant l’entrée d’ions Cl-, à l’origine d’une hyperpolarisation ce qui diminue la probabilité d’apparition d’un potentiel d’action au niveau du neurone post-synaptique (inhibition neuronale).
2) RECEPTEURS MEMBRANAIRES À ENZYMES
Ce sont toujours des récepteurs membranaires qui vont présenter 3 domaines: - Un domaine extracellulaire: l’extrémité N-terminale (liaison du ligand) - Un domaine transmembranaire (ancrage membranaire) - Un domaine intracellulaire: l’extrémité C-terminale qui a la particularité de présenter un domaine catalytique à l’origine de la transduction du signal (par la production de seconds messagers ou de protéines kinases). (C terminal dans la Cellule donc intracellulaire)
Le mécanisme général, dans l’ordre est
  1. Liaison récepteur – ligand.
  2. Dimérisation du récepteur.
  3. Activation des domaines catalytiques.
  4. Transduction du signal (second messager).

Il y a 3 acides aminés phosphorylables: tyrosine, sérine et thréonine.

Il existe donc 3 familles de récepteurs enzymes
  1. Récepteurs à activité tyrosine kinase - Insuline et EGF.
  2. Récepteurs à activité sérine-thréonine kinase - TGF-β (hétérodimère), [TFII H].
  3. Récepteurs à activité guanylate cyclase - GTP en GMPc.
Les récepteurs à activité TYROSINE KINASE

Les enzymes tyrosine kinases permettent le transfert d’un groupe phosphoryle de l’ATP sur un résidu tyrosine d’une protéine.
Ces phénomènes de phosphorylations et de déphosphorylations des protéines sont largement utilisés par l’organisme pour la régulation de son activité. La phosphorylation peut entraîner l’activation mais aussi l’inhibition de la protéine. Une protéine active pourra être soi phosphorylée, soit déphosphorylée.
Il existe des récepteurs qui dans leur domaine intracellulaire, vont présenter une activité de transfert de groupement phosphate.

Exemple de récepteur à activité tyrosine kinase: le récepteur de l’EGF (Epidermal Growth Factor) conduisant à la prolifération cellulaire.

Le mécanisme est
  1. Liaison récepteur - ligand.
  2. Dimérisation du récepteur.
  3. Autophosphorylation (une sous-unité peut phosphoryler l’autre sous-unité du récepteur grâce à son activité catalytique donc le premier substrat du récepteur est le récepteur lui-même).
  4. Recrutement: les résidus tyrosines phosphorylés du récepteur sont reconnus par des protéines spécifiques.
  5. Phosphorylation.
  6. Protéine cible active (conduit à la prolifération cellulaire).

Autre exemple de récepteur à activité tyrosine kinase: le récepteur de l’insuline: La liaison de l’insuline à son récepteur va entraîner une cascade d’événements qui commence par la dimérisation du récepteur ce qui provoque l’autophosphorylation du récepteur permettant le recrutement de protéines spécialisées. Même si le ligand est différent, les récepteurs à activité tyrosine kinase suivent le même mécanisme. Pour l’insuline, cela va enclencher la réponse cellulaire qui est le transport de glucose et l’utilisation du glucose mise en réserve. Les récepteurs à activité SERINE-THREONINE KINASE: Ces récepteurs ont la capacité de phosphoryler sur des résidus de sérine ou de thréonine. Exemple: le récepteur du TGF-β: celui-ci est hétérodimère, constitué de 2 chaînes différentes (la sous-unité de type RI et la sous-unité de type RII ( les protéines G sont des hétérotrimères)). En présence de TGF- β, le mécanisme est: 1) Autophosphorylation 2) Recrutement de protéines effectrices 3) Phosphorylation 4) Activation de ces protéines Dans ce cas-là, la protéine effectrice est un facteur de transcription (smad) qui va entraîner la transcription de gènes cibles impliqués dans la croissance cellulaire (EGF = prolifération), la différenciation, la production de Matrice Extracellulaire, l’immunorégulation. Les récepteurs à activité GUANYLATE CYCLASE: Le domaine catalytique à activité guanylate cyclase de ces récepteurs est une activité enzymatique qui permet de transformer le GTP en GMPc (GMP cyclique) qui est considéré comme un second messager. La production de second messager va permettre d’activer des protéines kinases (PKG) dont l’activité dépend de GMPc. En l’absence de GMPc, les protéines kinases sont inactives. Lorsqu’il y a production de GMPc, cette molécule va reconnaître et activer les protéines kinases. Schéma général des voies de transmission possibles (transduction du signal): L’activité du récepteur va être activée par la fixation du ligand et ce récepteur va être à l’origine de l’activation soit de protéines kinases responsables de l’activation d’autres protéines, soit de la production de seconds messagers qui permettent l’activation de protéines kinases qui peuvent également activer des protéines à l’origine de la réponse cellulaire. Il y a un autre moyen d’obtenir une réponse cellulaire puisqu’il existe des récepteurs qui ne présentent pas d’activité enzymatique intrinsèque. Ces récepteurs ne sont capables que de reconnaître le ligand et pour qu’il y ait une réponse cellulaire, il va falloir que d’autres molécules interviennent:

3) LES RECEPTEURS COUPLES A DES EFFECTEURS DISTINCTS
La fonction de ces récepteurs = la reconnaissance du signal. L’activité enzymatique est portée par une autre protéine Deux possibilités: - Liaison directe à une enzyme => activité enzymatique non intrinsèque quand même !!! - Liaison indirecte: lien = protéine G Les récepteurs couplés à une protéine G: Ces récepteurs sont encore appelés récepteurs serpentins. Ce sont toujours des récepteurs à 7 passages transmembranaires ou hélices α, avec: - N-terminal extracellulaire - C-terminal intracellulaire - 3 boucles extracellulaires (E1, E2, E3) - 3 boucles intra-cellulaires (I1, I2, I3) Il existe plus de 1000 gènes qui peuvent coder pour ces protéines. Ces récepteurs vont s’associer avec des protéines G et cette liaison se fait par l’intermédiaire de leur boucle I3. La liaison du ligand va entraîner un réarrangement de la structure tertiaire de la protéine qui va recruter et s’associer à une protéine G responsable de l’activation de l’effecteur: - Soit des canaux ioniques - Soit une protéine enzymatique: o Adénylate cyclase o phospholipase C Les protéines G (G pour « Guanine nucleotide binding proteins »): Ce sont des hétérotrimères c'est-à-dire qu’elles sont constituées de 3 sous-unités: α, β, γ. β et γ sont indissociables alors qu’α peut se dissocier du complexe βγ lorsque la protéine G va être activée. Le changement de conformation du récepteur se transmet à la protéine G La sous-unité α échange un GDP pour un GTP La sous-unité α se détache du complexe βγ. L’association du GTP à la sous-unité α va l’activer et lui permettre de recruter les effecteurs (soit des canaux ioniques, soit des enzymes de la membrane plasmique, soit des enzymes cytosoliques). Il existe plusieurs familles de protéines G: - Gs : sous-unités αs - adénylate cyclase: ATP AMPc - Gi : sous-unités αi - Gq : sous-unités αq - phospholipase C La différence entre αs, αi, et αq réside dans le type d’effecteurs qu’ils sont capables d’activer (αs active l’adénylate cyclase). Exemple de la protéine Gs: La sous-unité αs, lorsqu’elle est activée c'est-à-dire lorsqu’elle est associée à un GTP, va activer l’adénylate cyclase, une enzyme membranaire qui est responsable de la transformation de l’ATP en AMP cyclique (second messager) et qui va lui permettre l’activation de protéines kinases dépendante de l’AMPc (PKA, sérine-thréonine kinase). Exemple de la protéine Gq: La sous-unité αq va permettre d’activer la phospholipase C qui est capable d’hydrolyser une liaison présente dans un lipide transmembranaire, le Phosphatidyl Inositol bisphosphate (PIP2) qui va être clivé en deux molécules que sont l’IP3 (Inositol triphosphate PKB) et le DAG (diacylglycérol PKC) qui sont des seconds messagers. La production de ces 2 molécules va permettre d’activer des protéines kinases particulières que sont: - la PKC pour la DAG - la PKB pour l’IP3 Récepteurs couplés aux protéines G: cycle d’activation/désactivation:

Il existe un mécanisme de désactivation de cette voie de signalisation après activation et ce mécanisme est lié au fait que la protéine α lié au GTP, donc activée, possède une activité intrinsèque de GTPase et va hydrolyser son GTP pour donner du GDP et lorsqu’elle est liée au GDP, la sous-unité α est désactivée. Cela permet de limiter la durée du signal dans le temps.
La protéine α se relie à son complexe βγ pour être réutilisée. La durée du signal est alors au moins en partie liée à la vitesse d’hydrolyse du GTP par Gα.

3. Les protéines adaptatrices

Ce sont des protéines que l’on va pouvoir trouver entre le récepteur activé et l’effecteur qui doit être activé. Ces protéines adaptatrices peuvent être avec ou sans activité enzymatique.

Les protéines adaptatrices présentent des domaines structuraux particuliers: - Domaines d’interaction protéine-protéine: o Domaines SH (Src Homology Domains):  SH2 interagissent avec des résidus phosphotyrosine de séquences spécifiques en acides aminés  SH3 interagissent avec des séquences riches en proline (ProXXPro, ou X est un acide aminé quelconque) o Domaines PTB (PhosphoTyrosine Binding) interagissent également avec des résidus phosphotyrosine de séquences spécifiques - Domaines d’interaction protéine-membrane: o Domaine PH interagissent avec des phospholipides membranaires spécifiques (PIP3, complexe βγ des protéines G) Une protéine adaptatrice peut présenter plusieurs domaines pour s’associer à différentes protéines.
4. Les seconds messagers
Ceux sont de petites molécules diffusibles

Le ligand intracellulaire: est reconnu et active le plus souvent des protéines kinases mais aussi des canaux ioniques ou d’autres protéines.
Son taux est finement régulé: résultant d’une fine régulation de sa synthèse et de sa régulation.

LES PRINCIPAUX SECONDS MESSAGERS:
5. Les Kinases
Les protéines kinases sont des kinases qui sont à l’origine de la phosphorylation de protéines (les protéines sont donc le substrat de ces kinases): - tyrosine kinase - sérine-thréonine kinase Les protéines kinases sont activées: - par liaison du ligand (ex. récepteur tyrosine kinase) - par interaction protéine-protéine - par liaison d’un second messager - par phosphorylation Les principales protéines kinases sont: - PKA : activé par AMPc - PKC : activé par DAG, Ca2+ - PKB : activé par IP3 - PKG : activé par GMPc - CaMK : activé par CaM (Ca2+/calmodulin-dependent protein kinases) - MAPK : activé par des protéines ou par phosphorylation Les protéines kinases: les MAP-kinases MAPK (« Mitogen-Activated Protein Kinases ») sont des protéines kinases activées en cascade. Il existe plusieurs protéines de cette famille: Les MAPKKK: MAP-kinase-kinase-kinase qui peuvent être activées par interaction avec des protéines adaptatrices ou par phosphorylation. Lorsqu’elles sont activées, ces MAPKKK vont activer les MAPKK (MAP-kinase-kinase) qui, une fois activée, vont permettre l’activation de MAPK qui va assurer l’activation d’autres protéines.

Conclusion des principes de la communication cellulaire

L‘intégration de l’ensemble des signaux décryptés par la cellule cible permet à celle-ci la mise en place d'une réponse adaptée au niveau soit de son métabolisme soit de la transcription de ces gènes.
La complexité du système de communication repose sur la possibilité d'interactions multiples au niveau d'un même effecteur secondaire.

La connaissance de ce réseau permet

Enseignement Communication cellulaire pour la faculté de médecine