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Chapitre 4: Comment les ménages décident-ils d'affecter leur revenu?

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PLAN: Comment les ménages décident-ils d'affecter leur revenu?

Les déterminants économiques des choix de consommation et d'épargne

  • Au niveau microéconomique.
  • L'arbitrage du ménage opère entre consommation et épargne.
  • Le volume de la consommation d'un ménage.

Les déterminants socioculturels des choix de consommation et d'épargne

  • Les choix de consommation
  • Les choix de consommation relèvent de l'imitation.

L'évolution du pouvoir d'achat des ménages

  • Le pouvoir d'achat et la quantité de biens.
  • L'évolution moyenne, pour l'ensemble des ménages.

Les modifications de la structure de la consommation des ménages

  • L'évolution du pouvoir d'achat du revenu d'un ménage.
  • La hiérarchie dans les différentes dépenses.

Enseignement et formation pédagogiques

SYNTHESE: Comment les ménages décident-ils d'affecter leur revenu?

Les déterminants économiques des choix de consommation et d'épargne.

Au niveau microéconomique

Au niveau microéconomique, chaque ménage décide des parts de son revenu qu'il souhaite affecter à la consommation et à l'épargne. Il peut s'agir toutefois du revenu courant, perçu au cours de la période, mais aussi du revenu passé (le ménage s'habitue à un certain niveau de consommation qu'il s'efforce de préserver malgré les fluctuations de son revenu), et également du revenu qu'il s'attend à percevoir dans le futur (il fait un choix de consommation en fonction des revenus qu'il anticipe).

L'arbitrage que le ménage opère entre consommation et épargne

L'arbitrage que le ménage opère entre consommation et épargne est bien entendu lié au niveau de revenu. Moins ce dernier est élevé, plus la part consacrée à la consommation s'avère importante, et bien entendu celle concernant l'épargne est faible. Mais cet arbitrage dépend aussi du niveau du taux d'intérêt, lequel détermine la rémunération de l'épargne. S'il est vrai que, lorsque le taux d'intérêt est élevé, les ménages sont plus enclins à épargner (consommation différée), il n'en reste pas moins que l'inverse s'observe aussi. Un ménage qui se fixe un objectif de patrimoine (exemple: atteindre 10 000 euros en 5 ans) peut être amené à moins épargner, et donc à augmenter sa consommation courante, pour l'atteindre si le taux d'intérêt s'accroît.

Le volume de la consommation d'un ménage

Le volume de la consommation d'un ménage dépend, certes de son revenu, mais aussi des prix des différents biens. Lorsque les prix varient, le ménage affecte différemment ses dépenses de consommation s'il existe des biens substituables. Cependant, le choix du consommateur est aussi dicté parce que proposent les producteurs sur le marché: son choix est donc contraint et souvent orienté par l'action mercatique des entreprises.

Les déterminants socioculturels des choix de consommation et d'épargne.

Les choix de consommation

Les choix de consommation et d'épargne ne dépendent pas uniquement du niveau du revenu. La preuve en est que des ménages qui disposent de revenus sensiblement équivalents ne les dépensent pas forcément de la même manière.

Tout d'abord, les ménages consomment en référence à la catégorie sociale à laquelle ils appartiennent. De manière inconsciente, ou pour tenir leur rang, la consommation des ménages représente un ensemble de signes qu'ils envoient aux autres: choix du lieu d'habitation, de la voiture, des tenues vestimentaires.

Les choix de consommation relèvent de l'imitation

Ensuite, les choix de consommation relèvent de l'imitation. Il ne s'agit plus d'affirmer son appartenance à une catégorie sociale, mais de revendiquer un niveau de vie, notamment en imitant le comportement de ceux qui perçoivent les revenus les plus élevés dans cette catégorie sociale d'appartenance.

De plus, on remarque que le niveau culturel du ménage joue fortement sur les dépenses de consommation. On peut ici opposer les travailleurs manuels et les travailleurs intellectuels. Les dépenses de loisirs s'orientent vers la distraction pour les premiers, vers les consommations culturelles pour les seconds.

Enfin, une partie de la consommation des ménages est socialisée en ce sens qu'elle est décidée collectivement, par des procédures de vote par exemple, pour l'ensemble de la société. C'est le cas des services publics par exemple.

L'évolution du pouvoir d'achat des ménages.

Le pouvoir d'achat et la quantité de biens

Le pouvoir d'achat d'un ménage correspond à la quantité de biens qu'il peut acheter avec son revenu. Il dépend donc du montant de celui-ci et du prix des différents biens que le ménage consomme.

Étant donné que tous les prix ne varient pas dans les mêmes proportions, et que tous les ménages ne consomment pas les mêmes biens, on en conclut que le pouvoir d'achat n'évolue pas de la même manière pour tous les ménages.

L'évolution moyenne, pour l'ensemble des ménages

On peut toutefois calculer une évolution moyenne, pour l'ensemble des ménages, du pouvoir d'achat, en prenant le panier de biens qui sert de référence pour le calcul de l'inflation. Ainsi, lorsque le taux d'inflation est inférieur au taux de croissance du revenu disponible brut des ménages, on peut dire que le pouvoir d'achat progresse.

Les modifications de la structure de la consommation des ménages.

L'évolution du pouvoir d'achat du revenu d'un ménage

L'évolution du pouvoir d'achat du revenu d'un ménage joue sur la structure de sa consommation, c'est-à-dire sur les coefficients budgétaires qui affectent ses dépenses de consommation. La consommation des ménages est très diversifiée, c'est pourquoi l'INSEE a établi une liste des grandes catégories de dépenses de consommation qui constituent des postes budgétaires (exemple le poste Alimentation).

La structure de la consommation est obtenue en calculant

La structure de la consommation est alors obtenue en calculant, pour chaque poste budgétaire, son poids dans la dépense totale (le budget) de consommation, il s'agit des coefficients budgétaires: Coefficient budgétaire de P = dépenses du poste P / dépenses totales de consommation

La hiérarchie dans les différentes dépenses

Cela permet de faire apparaître une hiérarchie dans les différentes dépenses effectuées et de constater qu'une certaine partie de la consommation est prise en charge par la collectivité (consommation socialisée). Si l'on calcule des coefficients budgétaires par professions et catégories socioprofessionnelles (PCS), on peut constater d'importantes disparités dans la structure de consommation, liées aux différences de niveaux de vie.

Ernst Engel a observé ainsi que la part des dépenses alimentaires dans le budget des ménages diminue au fur et à mesure que le revenu augmente, d'où le nom de cette loi économique (loi d'Engel). Les tendances globales connaissent des évolutions différenciées avec, d'un côté, une diminution de la part des dépenses alimentaires, de l'habillement et de l'équipement du logement et, de l'autre, une hausse de la part des dépenses consacrées à la santé ou encore au transport et à la communication.

La part des dépenses de consommation collectives a augmenté également de manière considérable au cours des cinquante dernières années.

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